Préparation du pèlerinage de Compostelle à Fatima 2017

Extrait du Pélé-infos n°43 – Décembre 2016

Par D. de Blois

Pour préparer ce pèlerinage de Compostelle à Fatima 2017, il nous a fallu deux séjours au Portugal.

Notre première reconnaissance fut en septembre dernier. Nous étions quatre : Francois-Xavier Renauld, notre secrétaire préférée, Camille, Philippe de Blois et moi-même.

En partant de Compostelle nous avons regardé si l’itinéraire était bien fléché en bleu vers Fatima et en jaune vers Compostelle. En général c’est bien fléché. La majeure partie du temps, les flèches sont peintes sur les poteaux électriques, quelquefois il faut les chercher ; on les découvre par terre, sur un pylône, après le premier virage ou même sous une affiche publicitaire…

Rassurez-vous lorsqu’il n’y aura pas de flèche, notre « équipe reco » balisera le Camino de flèches bleues ornées du logo de Pèlerinages de Tradition.

Au bout de quelques jours Philippe est devenu expert en demi-tour, marche arrière dans des chemins larges comme la voiture avec sortie sur une grand route !..

Pour la bonne odeur de nos pèlerins, il nous fallait des terrains de camping avec douches : sur le Camino, il y en a trop peu, un seul nous servira. Les « albergues » sont présentes mais avec très peu de lits.

Il est impossible d’organiser un pèlerinage avec autant de monde (nous estimons être à peu près 200 au départ et pensons un millier à l’arrivée !) sans avoir prévu des lieux de bivouacs avec suffisamment de place pour tous, de l’eau, des sanitaires…. Ce n’est pas une chose simple : par exemple nous avons trouvé une jolie église avec robinets d’eau, une belle pelouse bien verte autour qui semblait idéale pour nos pèlerins, apparemment sans arrosage automatique mais nous avons été arrosés par des arroseurs rétractables sortis du sol.

Lors de notre premier séjour, notre arrivée à Fatima était aussi le but de notre reco ; là nous avons visité quelques terrains éventuellement possibles et avons eu la grâce de pouvoir prier pour nos pèlerins au Cabeço : cent ans auparavant, en septembre 1916, l’Ange donnait l’Hostie à Lucie et le Précieux Sang à Jacinthe et François.

A notre retour en France, il nous manquait de nombreux bivouacs car les étapes pressenties initialement ne permettaient pas toujours d’y trouver des lieux qui s’y prêtaient. Nous avions toujours un gros souci : Porto ou plutôt le Grand Porto, métropole d’une cinquantaine de kilomètres de long dans laquelle il nous fallait deux bivouacs.

Nous sommes donc repartis à deux : Philippe de Blois et moi-même ou plutôt à 3 car saint Joseph était du voyage. Nous ne devions rentrer que lorsque tous les bivouacs seraient trouvés.

Nous avons donc commencé par Porto et avons trouvé au nord le Mosteiro de Leca de Balio où nous serons bien accueillis. Le monastère est en grande partie détruit, il reste une église ; le curé nous permet de camper sur les pelouses réparties autour de l’église abbatiale avec eau et sanitaires. En Europe, il est permis pour une nuit, de poser sa tente partout en étant discret et propre comme tout bon jacquet.

En remontant vers Compostelle se trouve Padron, ville où le corps de saint Jacques est arrivé ; en effet, notre saint a été décapité à Jérusalem sur ordre d’Hérode ; ses disciples transportèrent son corps en barque jusque Padron. Là aussi nous avons trouvé un bon terrain avec des robinets.

A Mamede, saint Joseph a permis qu’on rencontre un aubergiste qui nous propose sa salle de banquet avec WC, 2 douches, sa superbe pelouse et même sa piscine pour soulager vos pauvres pieds.

Au sud de Porto, un soir, un peu découragés, car nous n’avions rien trouvé pour nos chers pèlerins… et pour fuir les moustiques, nous avions décidé de planter notre tente mais c’est si difficile de trouver un terrain au milieu des eucalyptus, que nous nous sommes installés sur un large bas-côté de la route ; le lendemain, sur la route que nous avions empruntée la veille, nous avons trouvé une ravissante petite église que nous n’avions pas vu à cause de la nuit, avec des pelouses bien herbues, sans arrosage automatique, un terrain sableux, des robinets d’eau : le grand confort pour des pauvres pèlerins !

La langue est quand même un souci car nous avons rencontré peu de personnes parlant anglais ou français : à un portugais nous demandions quelques explications ; notre portugais étant à peu près nul, il était difficile de se comprendre mais au bout de quelques minutes, il nous a dit qu’il était français. Le contact fut plus facile à partir de ce moment-là. 

Une autre anecdote : un terrain qui nous intéressait avait pour propriétaire le tenancier d’un café ; le serveur me conduit auprès du fils ; j’ai cru comprendre que son père était mourant ou même mort. Puis le serveur me conduit vers un autre monsieur qui était le père en parfaite santé…

Le 13 mai et le 13 octobre sont les grandes fêtes de Fatima, nous espérions beaucoup être auprès de Notre Mère ce 13 octobre 2016 ; notre troisième passager a très bien travaillé puisque la veille nous avions tous nos bivouacs. Nous avons fait nos dévotions à la sainte Vierge mais n’étions pas seuls car le cardinal, une vingtaine d’évêques du Portugal ainsi que des milliers de pèlerins étaient présents.

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